Hellooooooo,
J’ai envie de t’emmener aujourd’hui dans un endroit que tu connais sûrement : ce moment un peu flou, entre la première prise de contact et la création du devis… ce moment où tu te demandes : “Est-ce que je dois me déplacer ou pas ?”
Un mardi matin, il y a des années, je suis montée dans ma voiture pour aller visiter un appartement que je ne transformerai jamais.
Tu connais peut-être cette scène :​
45 minutes de route, un client charmant, un projet “peut-être”, un café, beaucoup d’attention… Je rentre chez moi, je me pose devant mon ordi, je prépare mon devis.
Pour recevoir en réponse… un petit :
“Merci pour votre temps. Nous avons choisi quelqu’un d’autre.”
Quand évidemment, j'avais la chance d'avoir une réponse.
Alors non, le déclic n’a pas été glamour, ni héroïque, juste une vraie fatigue. La fatigue de donner trop, trop tôt, trop souvent.
À cette question : “Jessica, tu te déplaces avant un devis, toi ?”…
J'entends rarement une simple question technique.
J'entends un appel, une fatigue, quelqu'un qui cherche une solution.
Et en réalité, le vrai sujet n’est pas la visite en elle-même, c’est ce que cette visite autorise et dit de notre posture.
Alors je sais, on dit souvent que se déplacer permet de créer du lien, de voir si le feeling passe, de rassurer le client, de se montrer impliquée... Je sais tout ça, vraiment. Je l’ai pensé, je l’ai répété, je l’ai défendu.​
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Mais laisse-moi te dire une chose :
- il existe une autre manière de créer du lien
- une autre manière de rassurer
- une autre manière d’être professionnelle
Sans t’épuiser, sans te déplacer à l’aveugle, sans te mettre en déséquilibre dès le premier échange.
Et cette autre manière… elle commence beaucoup moins dans la visite et beaucoup plus dans ce que tu incarnes : dans ta posture, dans ton cadre et dans tout ce que le client perçoit de toi avant même de t’avoir au téléphone.
Une décision comme “je ne me déplace plus avant un devis”… ne vit pas seule.
Ce n’est pas juste un choix logistique.
C’est le résultat d’un ras-le-bol, d’une prise de conscience, d’une envie de reprendre les choses en main.
Et pour que ce choix fonctionne, il doit être soutenu par tout un écosystème : ton site, ta communication, les mots que tu utilises, ton positionnement, tes offres et la façon dont tu te racontes.
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Parce que c’est là , dans ces premiers signaux, parfois silencieux, que tu crées la perception de ton expertise et de ton niveau de posture.
C’est seulement après ça qu’arrive le fameux premier call. Et dans cette nouvelle manière de faire, il ne remplace pas juste la visite :
- il devient le point de validation
- le moment oĂą ton discours et ton univers se rejoignent
- l’instant où le client confirme ce qu’il avait déjà perçu de toi
Et ce call-là , quand il est bien mené, te permet justement de ne plus avoir besoin de te déplacer avant la signature. Mais ça, c’est une autre histoire… et je te promets qu’on en reparlera très vite.
En attendant, je te propose trois vraies questions pour avancer dès maintenant :
1- Est-ce que je me déplace pour le projet… ou pour prouver quelque chose ?​
Cette question m’a un peu piquée, je t’avoue, mais elle a ouvert une porte essentielle.
Est-ce que je me déplace pour travailler ? Ou pour rassurer ?
Souvent, on ne se déplace pas “pour le projet”. On se déplace pour mériter le projet.
Mais dans la réalité, nous savons interpréter un espace sans forcément nous y déplacer immédiatement : repérer les circulations, anticiper les points techniques, comprendre les enjeux du lieu.
​je ne suis pas en train de dire que cela suffit pour la partie créative.
Je dis simplement que cela suffit… pour établir un devis.
2- Est-ce que ma manière actuelle de travailler respecte mon énergie ?
​On parle souvent de rentabilité financière, beaucoup moins de rentabilité émotionnelle.
Une visite avant devis, ce n’est pas juste 1h sur place: c’est la charge mentale, le transport, l’écoute, la projection, la disponibilité totale… parfois pour rien.
Est-ce que ta manière de faire soutient ton énergie ?
Ou est-ce qu’elle t’use doucement sans que tu t’en rendes compte ?
3- Qu’est-ce que ma posture raconte à mes clients ?
​On ne s’en rend pas toujours compte, mais chaque geste envoie un message.
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Quand tu te déplaces sans engagement, tu dis (sans le vouloir) :
​“Je m’adapte, je vous suis, vous cadrez.”
Quand tu cadres d’abord, tu dis :
​Je sais où je vais, je protège mon temps, je maîtrise ma méthode.”
Aucune de ces postures n’est fausse, aucune n’est meilleure, mais elles ne racontent pas la même histoire.
Et la vraie question devient :
​Est-ce que l’histoire que mes clients lisent… est cohérente avec celle que je veux raconter ?
Voilà ce que je voulais partager avec toi aujourd’hui.
Pas une méthode, pas une réponse toute faite.
Juste un espace pour regarder ton quotidien autrement.
Si tu veux aller plus loin, j’ai développé le sujet en profondeur dans un article du blog, mais je crois sincèrement que tout commence par ces trois questions-là .
Alors peut-ĂŞtre que tu es exactement lĂ oĂą tu dois ĂŞtre.
Ou peut-être qu’un léger ajustement pourrait déjà tout changer.
Dans les deux cas, tu avances.
Et je suis heureuse d’être dans cette réflexion avec toi.
Allez, bisou
Jessica
Pour aller plus loin !
- ​Facturer sans douter - Le programme en live​
Que tu débutes ou que tu sois installée depuis plusieurs années, la question des tarifs finit toujours par revenir : comment facturer juste, sans sous-évaluer ton travail et sans mettre ta rentabilité en danger ?
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