Que feriez-vous à ma place ?


Hellooooo,
​
Lundi, 14h30. Le café n'a pas suffi, le cerveau est encore un peu en PLS post-repas. Alors plutôt qu'un coup de fouet, je t'ai préparé une reprise en douceur : une petite Newsletter pour se relancer sans forcer.
​
Je ne sais pas vous, mais en ce qui me concerne cette rentrée a décidé de me remettre assez vite dans le bain 😅

Il y a quelques jours, je reçois une demande pour travailler sur une pièce de vie.
Sur le papier : agencement + décoration.

Comme toujours, avant de prévoir un premier échange, je demande quelques éléments : des photos, un plan, un brief rapide.

J’aime arriver à mes rendez-vous en sachant déjà un peu où je mets les pieds.

Et là, première petite pression.

Le lendemain de son message, ma cliente me relance en m’expliquant qu’elle a déjà reçu deux devis… mais que je suis sa préférée et qu’elle aimerait beaucoup avoir ma proposition rapidement.

Bon.

Vous commencez à me connaître.

Ce genre de message n’est pas forcément celui qui me met dans les meilleures dispositions...

Parce qu’il y a plusieurs choses derrière :

  • La pression de devoir répondre vite
  • Le fait de savoir, avant même d’avoir parlé du projet, qu’on est mis en concurrence.
  • Et ce petit : « vous êtes ma préférée », qui vient gentiment appuyer là où il faut.

Mais peu importe.

Le rendez-vous arrive et je déroule mon process comme d’habitude:
​
​Je commence par écouter.​
Je laisse ma cliente m’expliquer son espace, ce qu’elle ressent, ce qui ne fonctionne pas pour elle.

Puis je creuse.​
Et très vite, ce que j’avais pressenti en regardant les photos se confirme.
Sa pièce de vie fait environ 30 m².
Sur le papier, donc, plutôt une belle surface.

Sauf qu’en réalité, elle a la sensation de vivre dans un salon d’à peine 10 m², une salle à manger d’à peu près la même taille… et au milieu, presque 10 m² qui ne servent à rien.

Un espace de circulation, un vide, es mètres carrés qu’elle possède, qu’elle chauffe, qu’elle paie… mais qu’elle n’habite pas vraiment.

Et à ce moment-là, pour moi, le sujet change.

On n’est plus simplement en train de se demander quelle couleur mettre sur un mur, quel canapé choisir ou comment décorer joliment le salon.

Il y a un vrai sujet d’agencement, de circulation, de répartition des fonctions.

Il faut regarder la pièce dans son ensemble.

  • Peut-être accepter de déplacer certaines limites.
  • Peut-être faire dialoguer davantage les trois zones.

Bref : penser l’espace avant de penser la décoration.

Je lui explique alors tout ça, sans lui vendre une solution que je n’ai évidemment pas encore dessinée, mais en lui montrant où, selon moi, se trouve le vrai sujet.

Puis vient le moment du budget

Je lui demande si elle a prévu une enveloppe particulière pour la mission.
Elle n’en a aucune idée. (Of course...)

Je lui annonce donc mon tarif : 4 300 € TTC.

Et là, elle me répond assez simplement :
​« C’est cher. »

Je sais qu’elle a deux autres propositions. Je sais donc, sans connaître leur montant, qu’au moins l’une d’elles est probablement inférieure à la mienne.

Et non, je ne lui demande pas : « Et les autres vous ont proposé combien ? »

Parce que leur prix ne changera pas le mien. Et parce que je ne construis pas mes tarifs en fonction du devis de la personne d’à côté.

Je raccroche donc avec trois informations :

  • ma cliente trouve mon prix élevé
  • elle a d’autres propositions moins chères
  • et moi, j’ai très envie de travailler sur ce projet parce qu’il est exactement le genre de problématique que j’aime résoudre.

Petite mise en garde, au passage, parce que je pense qu'elle mérite d'être dite : quand un client dit « c'est cher », c'est tentant d'entendre tout de suite « il faut baisser ».

Sauf que « c'est cher » n'est pas toujours une objection sur le prix. C'est parfois une phrase réflexe. Un test. Ou simplement une façon de dire « je ne sais pas encore ce que ça vaut, pour moi ».

Avant de toucher à un chiffre, il y a une distinction à faire. Et c'est souvent là que tout se joue.

Alors aujourd'hui, j'ai envie de vous mettre à ma place.

Vous avez annoncé 4 300 €. Vous savez que votre cliente a reçu moins cher ailleurs. Vous voulez vraiment ce projet.

Qu’est-ce que vous faites ?

  • Est-ce que vous ajustez votre prix ?
  • Est-ce que vous maintenez votre proposition telle quelle ?
  • Est-ce que vous retravaillez votre offre ?

Et surtout : sur quoi vous appuyez-vous pour essayer de remporter le projet sans dévaloriser votre travail ?

Il n’y a pas de piège. Et il n'y a pas forcément « de bonne réponse ». Ce qui m’intéresse, c’est votre raisonnement.

Alors si cette situation vous titille, répondez simplement à ce mail.

Et la semaine prochaine, je vous raconterai exactement ce que j’ai fait et pourquoi ?

Allez bisou
Jessica


Pour aller plus loin !

  • ​Facturer sans douter​
    Pour poser des limites, il faut certes s'y autoriser, mais il faut aussi être sûre de soit. Et les tarifs, font souvent partie des éléments qui peuvent faire douter. Que tu débutes ou que tu sois installée depuis plusieurs années, la question des tarifs finit toujours par revenir : comment facturer juste, sans sous-évaluer ton travail et sans mettre ta rentabilité en danger ?
    Les tarifs ne sont pas un détail dans une activité : ce sont eux qui conditionnent ta posture, ta rentabilité… et surtout ta liberté. Dans Facturer sans douter, je décortique avec toi le marché sur lequel on évolue, je te donne ma méthode de facturation claire et applicable et je te montre comment tenir une posture sereine, même face aux objections.
    Et surtout : tu repars avec ma grille tarifaire, un référentiel précieux construit grâce à mes échanges avec d’autres pros, pour enfin savoir où tu te situes… et ajuster tes prix en conscience.
    ​
  • ​L’accompagnement one-to-one​
    Si tu sens que c’est le moment de reprendre le contrôle de ton activité, de faire un pas de côté et de remettre de la clarté là où tout s’est empilé… c’est exactement pour ça que cet accompagnement existe. Pendant 5 semaines, je te guide avec précision, stratégie et douceur pour clarifier ta posture, retravailler tes offres, structurer ton process, et consolider ton discours (celui qui te permet de vendre sans forcer, et de tenir ton cadre sans trembler).
    L’objectif : que tout soit aligné, ce que tu proposes, comment tu le présentes, comment tu le factures et comment tu travailles, pour avancer avec méthode, et retrouver une posture solide.

​Si tu souhaites te désabonner · Preferences​

hello@aventuredeco.fr

Newsletter Back Stage

💌 Retrouve ici toutes les archives de mes newsletters.Pour y accéder il suffit d’être abonné·e à la newsletter. Si ce n’est pas encore le cas, tu peux t’inscrire via le bouton "Abonne toi" 🚀 Et si tu veux aller plus loin, découvre la Newsletter Premium "En Aparté" en cliquant sur l’onglet Products

Read more from Newsletter Back Stage

J'ai été vue dans trois émissions. Je n'ai pas attiré les mêmes clients. On m'a souvent dit que, pour moi, parler de prospection ou de clients c'était facile...Sous prétexte que j'ai fait de la télé.Et quelque part, je comprends le raccourci. J'ai travaillé plusieurs années avec le groupe M6, j'ai été choisie pour intervenir dans plusieurs émissions et cette visibilité m'a évidemment apporté des choses, j'en suis bien consciente Mais justement : mon parcours télé m'a aussi appris quelque...

Hellooooo, La semaine dernière, je vous ai laissé avec une cliente, deux concurrents moins chers… et un joli petit : « 4 300 €, c’est cher. » Merci d’ailleurs à celles et ceux qui m’ont répondu.C'était super intéressant. Il y avait, celles qui auraient maintenu le prix coûte que coûte.Celles qui auraient réduit la mission.Celles qui auraient essayé de comprendre ce que les autres proposaient.Et celles qui auraient probablement passé les trois jours suivants à refaire mentalement leur devis en...

Hello,Alors ce lundi matin ?Pour ma part, j'avais hâte de te parler d'un sujet, qui m'a longtemps torturé.Une offre que j'ai di supprimé, retravaillé, puis remise, je ne sais combien de fois... Et aujourd'hui, je retrouve ce même problème, dans mes accompagnements one to one.Je te raconte ! Avant la première session d'accompagnement, je regarde toujours le site de la personne que j'accompagne. Son univers, ses réalisations, sa page Prestations. Et très régulièrement - je dirais dans la...